Les fables, les rumeurs et l’architecte : Le devoir de réhabilitation du métier pour une meilleure habilitation à la maîtrise d’œuvre pour les futures générations
Résumé :
« Je me presse d’écrire, avant que les années passées dans le métier ne réduisent mon feu, n’étouffent mon enthousiasme, n’éliminent totalement mon innocence, et, avec elles,
Résumé : « Je me presse d’écrire, avant que les années passées dans le métier ne réduisent mon feu, n’étouffent mon enthousiasme, n’éliminent totalement mon innocence, et, avec elles, les possibles de ce que peut ou non faire l’ar- chitecture pour moi. Demain m’est incertain ; je serai peut-être, bien que cela me semble inconcevable, l’une de ceux et celles, que la dure réalité du terrain aura trop ébranlés, un peu, beaucoup contraints et restreints, au point d’extirper toute audace. Trop enchaînés pour penser grand, aller au-delà des murs pour croire encore à la poésie et aux prouesses d’un métier capable. Si les années qui arrivent vont me fatiguer au point de ne plus oser expri- mer mes désaccords, simplement obéir et répondre pour survivre, alors je fais ma révolution maintenant. J’écris ma manifestation dans ces quelques pages, pour l’architecte que je deviendrai, en souvenir de l’enfant, de la jeune femme, de l’étudiante et de la jeune architecte passionnée que je suis aujourd’hui. Je grave ici quelques rêves et mes fables pour l’architecture, car je crois encore en ses pouvoirs de conversation, d’invention, de transformation et de transcendance. Aujourd’hui, j’ai encore en moi de manière claire et précieuse la raison pour laquelle j’ai choisi ce métier, malgré les condi- tions difficiles auxquelles certains d’entre nous, jeunes et architectes, sont confrontés dans la profession. Cet écrit est ma pancarte que je lève au milieu de la foule. Un petit cri dans cette frénésie de constructions, de pensées, d’intelligences, d’acteurs, de cadres, de crises et de mutations. Un murmure parmi les voix de ceux, bien trop nombreux, qui n’ont cessé de crier les désordres, leurs craintes et le profond malaise concernant le métier et la place de l’architecte dans notre société en France. » Dorcas Mabanza-Kuma